Main basse

Etienne Blanc, qui ne cache plus ses ambitions régionales, veut sans doute bétonner « sa » Communauté de communes avant d’aller se faire voir ailleurs. D’où cette procédure à marche forcée pour faire adopter par les communes gessiennes les nouveaux statuts de la CCPG, qui prévoient en particulier la création du PLUi (PLU intercommunal) appelé à remplacer le PLU des différentes communes.

L’idée ne serait pas forcément mauvaise si elle n’émanait d’une bande de zozos dont l’actuel mandat aura été émaillé de toutes sortes de coups tordus. La guérilla contre le centre commercial de St Genis en est un. Le tout récent réengagement par la CCPG, comme chargé de mission, du chef de cabinet de Blanc, que ce dernier venait, contraint et forcé, de révoquer pour ses aventures nocturnes, en est un autre. Rappelons qu’un chef de cabinet, directement rattaché au président et ne rendant compte qu’à lui, est en quelque sorte son bras armé. Un bras qui, en pleine nuit, taguait en grosses lettres sur une route gessienne «Hollande : bonnets rouges en colère ».  Blanc et son bonnet rouge, c’est bonnet rouge et blanc bonnet !

On nous explique que, désormais, les délégués à la Communauté de commune auront une véritable légitimité démocratique puisqu’ils ne seront plus désignés par les maires des différentes communes mais élus au suffrage universel. Mon œil ! Selon ette nouvelle procédure, les candidats, présentés sur une liste bloquée, seront ceux figurant en premier sur les listes municipales. La CCPG sera dont un copier-coller du scrutin majoritaire municipal, particulièrement injuste dans la mesure où l’opposition, même si elle recueille 49,9% des voix, est reléguée au rôle de témoin impuissant ne comptant au mieux qu’un quart des élus !

Aux dernières nouvelles, à l’unanimité ou presque, St Genis et Ferney ont refusé de cautionner ces vilaines manières mais, là encore, c’est la loi du plus fort qui s’appliquera et, si une majorité de communes obtempère, ce sera comme ça et pas autrement ! Pour info, Divonne a voté oui à l’unanimité. Dans cette charmante commune, on ne vote pas blanc, on vote Blanc.

Il n’y a pas de véritable démocratie sans proportionnelle ! Ce qui vaut pour la Chambre des députés vaut aussi – et même plus encore – pour les élections locales. Tous les six ans, sous prétexte de liberté, d’égalité et de fraternité, notre pseudo-démocratie porte au pouvoir des personnages qui ne sont ni libres, puisqu’ils ont dû faire allégeance à une liste, ni égaux puisque les petites communes comptent proportionnellement plus de représentants que les grandes, et moins encore fraternels, murés qu’ils sont dans l’arrogance souveraine que leur confèrent six longues années d’impunité.

Le referendum d’initiative populaire, c’est pour quand ?

Postez ici votre commentaire. Bravo et merci !