Homme taureau FC 58

Futé, Daniel Raphoz. Moins de quatre heures avant le conseil municipal de ce mardi soir, il a trouvé le moyen de convoquer à la mairie de Ferney une conférence de presse dont le but était, certes, d’informer les journalistes, mais aussi – et surtout ? – de couper l’herbe sous le pied de son opposition, François 1er en tête.

En effet, Raphoz a livré aux folliculaires l’essentiel de ce qu’il aurait dû réserver aux élus. A savoir que la Maison des Cultures ne se ferait pas, comme Candide l’annonçait dès dimanche. Mais aussi qu’il y aurait bel et bien une médiathèque avant la fin de 2017. Et aussi, sans doute, un beau cinéma tout neuf. Ainsi que quelques autres friandises qui passeraient pour autant d’artifices si on était à la veille d’élections municipales.

Doigt d'honneur FC 81

Et tout ça grâce à qui ? Grâce à François Meylan, son prédécesseur déchu, même si son nom n’a pas été prononcé une seule fois. C’est en effet François 1er qui a choisi, pendant son mandat, de rendre immédiatement constructibles quelque 40 hectares de belle prairie et qui, sentant peut-être son dernier mandat venir, a eu tout juste le temps de refiler le bébé à la Communauté de Communes. Du coup, plus moyen de revenir en arrière, les vaches n’auraient bientôt plus qu’à aller s’ébrouer ailleurs.

Restait à faire banquer le CCPG, qui n’avait sans doute vu dans cette opération qu’une façon inespérée de s’immiscer à Ferney et d’encaisser les dividendes d’un investissement qui ne lui coûtait guère. La CCPG compte quelques fripons, chacun le sait, mais la société qu’elle a créée pour l’occasion est dirigée par un honnête homme, féru d’urbanisme et sensible au bien public. Il se nomme Dominique Guéritey et, en bon comédien amateur qu’il fut, était venu donner la réplique à Raphoz devant des journalistes apparemment conquis. Et confirmer que, dans sa hotte gessienne, plusieurs dizaines de millions d’euros permettraient à Ferney de réaliser médiathèque, cinéma, école – et j’en passe – pour une somme sensiblement inférieure à ce qu’aurait coûté aux Ferneysiens la seule Maison des Cultures.

Anniversaire Palace

Résultat : demain, dans leurs journaux, nos confrères relateront la bravoure communicative des deux compères plutôt que l’inévitable brouhaha que la minorité municipale, François 1er en tête, nous réserve pour la séance du conseil. D’ailleurs, que pourraient-ils bien objecter, ces ingrats minoritaires ? Les jeux sont faits, la presse en est instruite et, mieux encore, c’est grâce au François d’hier que le Daniel d’aujourd’hui plastronne sous les flashes.

– Alors, qu’est-ce que qu’on dit au monsieur ?

– Merci François !

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